J'ai semé des piments, des poireaux, des oignons. Commandé quelques sachets de semences. Là, j'attends. En ayant une envie folle d'ouvrir le dôme d'humidité, de tasser le terreau et de tirer sur les graines pour accélérer leur développement. Probablement parce que j'ai besoin de voir de la vie, du beau, du concret tenace et réjouissant. Parce qu'à part ça, hein, bof. Une guerre, deux guerres, un génocide, des conspis qui veulent un référendum (c'est plate mais j'avais raison en 1994 de dire que la volonté populaire était inexistante, qu'en faire un et le perdre était une crisse de mauvaise idée, cqfd), qui inventent leur victimisation aux mains de gros méchants immigrants et veulent des femmes soumises (sinon mortes). Je sais bien que je suis rendue vieille, mais câlisse, le bien et le mal n'ont pas changé de place. Comme le dit si bien Marie-Christine Lemieux-Couture,
La prémisse d’une égalité qui va trop loin ne tient pas la route.
Faque je vais installer un espace pour les semis, sous la maison, là où je devrai affronter ma claustrophobie pour le bien des tomates à venir. Continuer à réfléchir à ce potager 2026, qui sera surtout en sacs de culture, et qui aura besoin d'un tuyau suintant ou d'une autre bonne solution pour l'arrosage.
L'hiver ici a été neigeux et magnifique, mais mes bottes prennent l'eau et j'ai juste vraiment hâte (besoin?) de sortir sans me soucier de ça. Je me sens en attente de revivre. Comme une graine enfouie dans le sol qui attend son heure... mais qui aurait passé six mois à prendre du poids et à virer à l'obscurité dans sa tite tête de graine. C'est pas super winner, mon affaire. Quand j'ai semé mes piments, mes oignons, mes poireaux, c'était un peu beaucoup comme semer de l'espoir que ça finisse par pousser sous forme d'énergie.

![[...] tout le monde savait à quoi s’en tenir à ton sujet dès que tu avais répondu à la question: «T’es un p’tit qui?» [...]
[...] l’une des premières phrases que tu as déchiffrées est «Luc va à l’école avec son chien Fido», et je suis presque sûr que toi aussi tu te demandais ce qui arrivait à Fido, une fois rendu à l’école. [...]
[...] Je sais que tu avais un cahier L’Oiseau Bleu dans lequel tu dessinais des scènes des Évangiles. Zachée juché dans son arbre, les noces de Cana, la multiplication des pains. [...]](/public/.PXL_20251102_222525307_m.jpg)



