So long!
Consider me gone! :-)
Here’s an of example of why I like my thirties so much… (First some context: my birthday falls around a holiday and as a kid I never had birthday parties; later I organized my own parties; later still, friends made a point of celebrating my birthday in a way that they deemed resembled me (not that they were ever wrong, but they specifically and consistently believe that a big party would not be “my style”. Once they even organized a fabulous weekend trip, but just before we left, hurricane Katrina washed off the road right at our destination… I’m not complaining, just stating facts). Well, at the end of this summer, I’ll turn 33, like it or no. And Herb had an idea, and I’m following up on it (meaning I’ve gone into organization overdrive mode (with Eclipse and our vacation coming up, make that überoverdrive)). His idea is to celebrate my birthday, as well as our seventh anniversary (three days after my birthday), by renting a big cottage for all our friends (note that in my twenties I would have balked at the thought of the idea of the expense, never mind that my friends had no means of transportation) for a weekend… and having my very favorite DJ in the universe (only because he’s the best, you know) mix some tunes! In my twenties? The thought of asking a favor for little old me would have made me run for cover. Now? I ask, without shame. And the answer I got is more than positive, it’s excruciatingly happyfying! Until now I refused to think of anything after our vacation. Now… I’ll be happy to come back!
That’s what I mean, really, when I say I’m exploding and have to explode. I’m allowing myself to be more of myself, and the rewards come daily and in bunches. Screw shyness, it’s never really done anything for me anyway. Screw trying to pretend or act like I’m a quiet story-less person so I don’t frighten anyone. You want the truth? All that anyone can know about me, online and off, is only a tiny fraction of all that goes on. You think you’ve got me pegged? Baby, you’re just holding my shadow. And if people around me see this and realize maybe I have a lot to offer, well that’s just fine by me. I’ll give gladly. I’m through living in anyone’s wake, gravitating around anyone. There’s so many things I can do, so many projects I can bring to life… so I just… do! Why not?
Last night, my mom told me that since she got online with the laptop I gave her, she feels she’s made an important step forward (she preceded that by “You know, old people are afraid of everything”, which I didn’t quite grasp, since my mom is anything but old and I never thought she could be afraid of anything–she raised me, didn’t she?). And that’s how I feel about my thirties–like I’ve moved on to a sphere I was never prepared for or told about. Of course everything up until now has led me here, but it’s more than that–it feels like a confirmation of everything I’ve ever strived for, even when I was fighting against every current I could find. I make my own current, as I’ve always have, really. But now I know it, baby!
Juillet, c’est toujours un coup de vent, une bourrasque qui me pousse. Depuis trois semaines, mon congé s’est résumé à un seul après-midi (mais bien rempli). J’arrive au bout de la corde, mais juste au bon moment, juste avant de partir me lessiver le corps et l’esprit. Ça donne des moments impatients, des soupirs et des sautes d’humeur (de l’hyperjoie à l’épuisement). Je m’ennuie d’avoir du temps à ne rien faire que penser, mais je patiente, je patientise, je patientifie. Eh puis j’ai mille projets dont je ne veux pas encore parler, et ça me triture de l’intérieur. Mieux vaut présenter quelque chose de concret que de péter de la broue, me dis-je. Je tends le cou vers la fenêtre au moindre son d’un camion de livraison. Je rature liste après liste, sans toutefois venir à bout de tout. Chaque chose en son temps n’est pas exactement ma devise…
Les proprios ont tout arraché au-dessus, dans l’appartement de l’ex-voisine. Quelle surprise, le plancher de la damoiselle-dégat (lire : mon plafond!) était pourri. Les planches-à-moisissures sont parties, tout comme la baignoire, la toilette et le reste. Ils rebâtissent maintenant. C’est bruyant (inquiétant surtout, car on dirait que les bruits proviennent de nos murs), et c’est long, mais c’est quand même mieux que de craindre à tout moment un déluge. Quand ils ont tout arraché, l’air a empesté tout autour de la maison pendant un bon trois jours. Mademoiselle, sans eau courante, avait continué d’utiliser la toilette… Pourtant quand elle est partie (avec la clé!), tout était très propre, apparemment et étrangement. Beaucoup de projets ici, nos proprios : lundi, ils ont remplacé toutes les portes avant. Franchement, je suis un peu fatiguée pour eux.
Fatigue ou surmenage, ou encore épuisement bien normal après deux années sans vacances, je ne sais, mais mes pensées sont informes, claires pour moi mais sans mots qui s’y collent (mes capacités cérébrales sont réservées au travail et y suffisent, mais c’est à peu près tout!). Mon esprit fait dans l’art abstrait et pulvérise les sens pour en faire de nouveaux. J’essaie de me laisser porter sans trop d’ingérence, de ne pas voir trop loin et de prendre ce qui passe, mais comme ce n’est pas mon genre, je dresse d’autres listes. Pour après.
Moi qui ai destesté atteindre 30 ans, je dois aujourd’hui avouer que j’aime ma trentaine. J’y ai trouvé une assurance inédite, une foi en mes moyens et une confiance en la vie (qui oui me chie souvent dans les mains, mais jamais totalement, et je l’en remercie). J’aime moins la vitesse avec laquelle le temps passe, mais je vais m’y faire et m’adapter. J’aime le détachement que j’ai trouvé, qui remplace les réactions immédiates et impulsives et me permets de dormir plus en paix, sans pourtant jamais freiner ma joie ni mon sourire. Je me suis délestée des derniers morceaux de gêne et de timidité, des boulets que j’ai longtemps traînés. Je me vois avancer dans le chemin que je me suis tracé, celui qui veut que je me permette d’être davantage moi chaque jour. Les résultats, nombreux, manifestes, se traduisent par des liens tissés, des tendresses avouées, des projets un peu fous, des summums de bonheur et d’extase (et je ne parle même pas de sexualité!). Le tableau d’ensemble est plus complet, et je me permets de faire un pas vers l’arrière pour l’examiner, le contempler, y faire des retouches ça et là. On y voit une relation stable et si harmonieuse que c’est dur à croire (Herb et moi sommes pleinement conscients que nous sommes mieux de nous aimer, car personne d’autre ne voudrait vivre avec nos folies communes). On y voit beaucoup d’amour partagé. On y voit aussi encore beaucoup d’espace. Pas du vide, mais de l’espace coloré où explorer et exploser dans les prochaines semaines, les prochaines années. On y voit plusieurs tourbillons, et c’est normal, car je tourbillone beaucoup cérébralement avant de tout éclaircir. Et on commence à y déceler une liberté puissante, venue des profondeurs.
Lavez vos bouches, astiquez vos mots! Oui, attention à ce que vous dites, car ma mère fait son entrée sur Internet! (Et si vous êtes pas fins avec moi, vous aurez affaire à elle!) C’est une annonce que je vous offre en grande primeur, après avoir reçu un tout premier courriel de ma mouman à moi! (Envoyé… de son portable reçu pour la fête des mères! Hein que je suis gentille! Mais oui, ça m’arrive!) Bienvenue au 21e siècle, Mom!
Were you holding your breath? Risk asphyxia no longer. Our car has officially been declared a total loss. Thank you, lady who should never have been driving a truck in the first place!
We’re taking about a car that was well parked at the time it was totaled, a car we didn’t pay for (A gift. A what? Un cadeau!), in perfect working condition, rust-free, which has cost us less than a thousand dollars in nine months, including insurance, maintenance and getting the tires changed (excluding gas). We’ll get barely above that. That’s the car’s estimated value as per the insurance company. Well… let’s step our of our legal brain (yes I have one of those…) for a minute and think about the actual value of the car to us… It’s not very hard to evaluate: on top of lost work time (also called money, strangely enough), add however much it will cost us for us to get a new vehicle! Vehicle itself, insurance (time lost for both)… The payment is not even close to being at a point where close can be seen on the horizon with expensive binoculars.
Such is life. Well, such is life when random idiots decide to invade your possessions and destroy them out of sheer ignorance and stupidity. They, by the way, get to move on with their life without giving any further thought to their actions.
That’s it. I’ve just seen pictures of the most gorgeous flower ever. (Must travel to Northern Thailand… as it’s illegal to harvest, sell or export the parrot flower, a rare Impatiens.)
Il y a plusieurs années, un ami me disait qu’il ne fonctionnait pas selon des principes, mais selon des valeurs. À l’époque, la différence me semblait floue et sa dissertation un peu pédante. Le temps a passé, et aujourd’hui je lui donne raison. Or, une jolie ampoule (pas en spirale, car mon imagination ne carbure pas au mercure) vient de s’allumer au-dessus de ma tête! C’est que les valeurs me guident alors que les principes me limitent. Je le ferais bien, mais c’est contre mes principes. Je ne le ferais pas, car ça va à l’encontre de mes valeurs. Voyez la différence? Ne pas faire quelque chose à cause d’un principe, c’est se limiter. Ne pas le faire à cause d’une valeur, c’est se respecter.
Ce moment de sagesse vous est offert par la chaleur accablante (ben oui, quoi, j’aime l’hiver, moi! Je ne me plains ni du froid ni de la neige, alors vos étés tropicaux, je peux (selon mes valeurs!) les passer à chiâler en agonisant comme un chat devenu crêpe!).
Je vous encourage à me parrainer pour Ça marche 2008, une marche annuelle organisée par la Fondation Farha au profit des organsations de services reliés au VIH-sida. Je recueille des fonds pour Sida Bénévoles Montréal (ACCM), un organsime qui soutient les personnes qui vivent avec le VIH-sida de mille et une façons. ACCM regroupe des gens magnifiques, passionnés et accueillants. J’y suis bénévole depuis quelques années déjà. Si vous n’êtes ni infecté par le VIH ni affecté directement par lui, peut-être croyez-vous que la lutte est terminée et que la trithérapie règle tout. C’est faux. Les personnes affectées et infectées ont toujours besoin de soutien, que ce soit pour trouver des renseignements exacts, pour tisser un nouveau réseau social, pour se procurer des vitamines à un prix raisonnable, pour être en mesure de respecter un plan de traitement difficile et complexe, etc. Ce soutien sous toutes ces formes, ACCM l’offre à des centaines de membres, qui sont souvent bénévoles eux-mêmes. Faire un don à ACCM, c’est soutenir notre propre communauté.
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I invite you to sponsor me for Ça Marche 2008, a walk organized by the Farha Foundation to raise funds for HIV-AIDS service organizations. I aim collecting funds for AIDS Community care Montreal (ACCM), an organization that supports persons living with HIV-AIDS in hundreds of ways, big and small. They are a wonderful group, very dedicated and inclusive, and I have been volunteering with them for years now. If you are neither infected or affected by HIV, perhaps you believe that the fight is won and that the drug cocktail solves everything. Such is not the case. Persons who are affected and infected by HIV still need support, whether to find accurate information, to establish a new social network, to obtain vitamins at a reasonable cost, to find ways of respecting a difficult and complex treatment plan, etc. This support, in all its forms, is offered by ACCM to hundreds of members who are often volunteers as well. Making a donation to ACCM is a great way to support our own community.
La Cour fédérale du Canada estime que la Commission de l’immigration et du statut de réfugié (CISR) a fait une erreur en refusant le statut de réfugié à Joshua Key. Ainsi, le dossier de cet ancien ingénieur de combat de l’armée américaine en Irak devra être réétudié.
C’est une décision importante (reste à voir ce qu’en fera la Commission de l’immigration, bien sûr), car jamais le Canada n’a voulu reconnaître le statut de réfugié à des États-Uniens. Pourtant, si je ne m’abuse, le Canada a une longue histoire d’accueil non officiel des objecteurs de conscience de nos voisins du sud. C’est justement le caractère officiel de la démarche des déserteurs qui dérange notre beau et bon gouvernement. Il faudra voir, maintenant, si la loi est faite de façon à véritablement mettre en oeuvre ce que tous se plaisent à appeler les valeurs canadiennes. Je le crois. Ensuite il faudra confirmer que la politique extérieure n’a pas sa place dans l’application des lois internes d’un pays souverain. Ce sera déjà plus délicat.
…mais si vous y allez encore, je ne vous comprends pas. Ça vous affecte pas, les conséquences de vos gestes? Ben oui, je parle encore de Wal-Mart. Deux millions de violations des lois, et ce n’est qu’un seul exemple dans un seul État. Je ne fais que le mentionner. Parce que je n’ai encore convaincu personne. Je me suis fait appeler Debbie Downer, je me suis fait expliquer que oui-mais-c’est-moins-cher, je me suis fait mentir par certains qui croyaient que c’est ce que je souhaitais. Le seul problème, c’est que la conséquence n’est pas tant pis pour vous, c’est tant pis pour nous tous.