espace de travail
J’enrage, je peste et je sacre. J’ai un besoin inassouvi. Mon espace de travail me fait angoisser! Comme pupitre, j’ai une table. Ça va. Ajoutez-y un grand écran plat qui ne semble jamais à la bonne hauteur (à cause de mon élan de tantôt, en attendant le support que j’ai commandé, mon écran repose majestueusement sur deux grosses boîtes de fruits en conserve! Ah, vous devriez voir ça, c’est de la plus grande élégance!), des tonnes de crayons bien organisés, des notes, des listes, des haut-parleurs, le modem, le téléphone, le numériseur, les babioles nécessaires, et ça va encore. Vous me voyez venir? Je suis traductrice. Je vis dans les mots et avec eux. J’ai besoin de tonnes d’ouvrage de référence (qui, non, ne sont pas tous offerts en format électronique, alors là, vraiment pas!). Je les ai. Oh pas tous encore, mais…! Et tous les livres qui touchent la langue ne peuvent pas prendre place tout près, alors ils débordent dans les bibliothèques derrière moi. J’ai donc besoin de tablettes sur mon pupitre, vous dites-vous. Oubliez ça : le mur derrière mon écran est en béton. J’ai donc besoin d’un pupitre avec des tablettes. Quelque chose qui entre entre mon classeur qui porte l’imprimante et la porte (c’est-à-dire précisément la taille de la table que j’utilise…). Eh bien ça ne se fait plus, semble-t-il. Partout où je cherche et farfouille, que de beaux bureaux/tables bien épurés. Ah, c’est joli. Et si je pouvais vivre et travailler dans un catalogue, sans avoir besoin d’une agrafeuse ou d’autres accessoires, moi aussi je jouerais la carte Zen pour avoir l’air branché (remarquez que dans tous les catalogues, les gens semblent travailler avec leur portable sans le brancher, question de faire oublier le spaghetti technologique qui va de pair avec notre vie moderne! Très réaliste. Parlez-en à quelqu’un qui a quatre chats et qui vient de tout démêler, forêt de poils incluse, sous le bureau…). Je n’ai pas de solution (voilà trois ans que j’en cherche une!), et c’est cela plus que tout qui m’enrage. Quand un truc dépasse mes bornes, je deviens tornade et il vaut mieux ne pas approcher, mais en quelques heures le problème est réglé. Ce problème-là me résiste. Je ne sais pas comment je finirai par le régler, mais chose certaine, il n’aura pas ma peau, le salaud! (Durant la dernière année j’ai appris à jeter de l’argent au visage des problèmes. C’est très satisfaisant quant ça peut fonctionner. Mais quand ça ne fonctionne pas (parce que ce que je cherche n’est pas offert…), c’est pire!)













September 15th, 2008 at 4:18 am
Je compatis sincèrement à tes frustrations. Un détail me saute aux yeux dans ton texte… le béton, on peut mettre des vis dedans! Ça prend une perceuse à percussion qui «enfonce» les vis. N’importe quel «jobber» pourra te faire ça et ça te coûtera pas une fortune… J’ai personne à te proposer mais ça devrait pas être trop compliqué à trouver… Tu peux sans doute même y arriver toi même… Les gars chez Réno-Dépôt peuvent très certainement t’expliquer comment le faire toi-même…
September 16th, 2008 at 12:55 pm
D’accord avec Alain. Mais il existe peut-être une autre solution : tu as jeté un oeil du coté des meubles usagés ? Dans le temps, j’avais acheté un superbe pupitre de professeur pour 55$ - livraison comprise - sur St-Laurent, du coté est, un peu au nord de la librairie Gallimard (qui est du coté ouest, je sais…). Et je sais que la boutique en question existe toujours.
September 16th, 2008 at 1:04 pm
Je pense que je vais simplement abandonner. Faire avec. Parce que je ne veux pas faire de trous dans le béton d’un appart ni investir (même peu) pour un espace qui de toute façon n’est pas assez grand (à quoi bon trouver un super bureau quand au fond j’en ai besoin d’un deux fois plus grand?).
September 16th, 2008 at 1:45 pm
>Je pense que je vais simplement abandonner.
Avec Herb, passe tout de même faire un tour à la fameuse boutique ; tu trouveras peut-être pas un bureau à ton goût (quoi que…) mais ils ont de belles et vieilles choses, crois-moi.