Et une matinée surréaliste, une!

Vendredi matin, je travaille. J’ai un texte à rendre ce matin. Je me fais un autre bodum plein de café. Herb est déjà parti au boulot. Dehors, j’entends un scrrouiiiich-kablam-scrouiiich. Je vais voir. Parce que je suis curieuse, parce qu’on ne sait jamais, parce que je vous jure, parfois sur ma rue, y a des choses à voir. En effet, il y avait des choses à voir. Comme notre voiture au beau milieu de la rue. De biais, comme ça, le nez sur le trottoir devant là où je l’avais sciemment garée hier, le cul en plein milieu de la rue, bloquant presque la rue. Des morceaux de voiture partout sur la chaussée. Hein? Je sors en furie, pieds nus. C’est à toi? Scuze, on l’a pas vue!

On l’a pas vue. Ma voisine, ses amis et la mère de ma voisine (non, pas la folle, une qui fait partie de la gang d’à côté, les faiseux de party) avaient un gros camion loué. La mère a tourné dans la ruelle (va savoir pourquoi, car elle n’aurait pas pu tourner là où elle voulait aller de toute façon!) et en tournant a complètement arraché l’aile avant du côté conducteur. Comme dans, il n’y a plus de coin avant de ce côté-là. Là où y avait de la voiture, y en n’a pu. Le pare-choc (ce qu’il est reste) est tout bossé, le phrare, je l’ai dans le salon (l’ampoule est intacte, pour ce que ça vaut), l’enjoliveur de l’autre côté (!) a craqué (donc l’essieu a été touché? le pneu est peut-être fini aussi…), le rétroviseur est presque arraché, le bout entre le pare-brise et la portière est craqué et tordu, la peinture arrachée, le pneu avant côté conducteur est fini, reposait sur un bout d’aile tordue et faisait un pfffff pathétique quand je suis arrivée. Leur camion loué a eu un pneu endommagé. Big deal. Moi ma matinée y a passé, et ça, les assurances ne couvrent pas ça.

La voiture a été remorquée chez le débosseleur. Il ne lui arrivera rien avant que l’expert en sinistre s’y pointe (et évidemment, un vendredi avant un long congé suivi d’une semaine courte…) et nous n’aurons pas de voiture de location (à moins de la payer) jusque-là (sauf que si tout est confirmé, on nous rembourserait). La question sera de savoir s’il est même possible de réparer une carosserie qui date de 1986, si on peut même trouver un nouveau phare, etc. Tabarnak. Vingt-deux ans sans accident, cette voiture-là, et il a suffi de 12 secondes et d’une idiote (bien gentille, la madame, mais quand on ne sait pas conduire un camion, on ne conduit pas de camion! C’est pas compliqué, ça, me semble!) pour tout scrapper, ma journée et mon week-end y compris. Sans parler des heures perdues bientôt, que ce soit pour une location, pour aller chercher l’auto, pour parler à l’assureur, etc. Sans parler de mon coeur qui a dû prendre vingt ans. Je tremblais de rage. Je m’en remets à peine.

Oh, je sais, personne n’a été blessé, et un accident arrive à tout le monde et à n’importe qui. Je veux bien, mais dans ce cas-ci on parle de négligence. De négligence que je qualifierais de grossière. Ben oui, ben gentils les voisins. Vraiment désolés. (Ouin, pis?) N’empêche qu’ils sont repartis, eux (sans leur sofa, et après avoir été obligés de vider le camion, car un employé de l’entreprise est arrivé en moins de deux et a déclaré que ce camion-là retournait illico à la maison). Et que nous on reste sans véhicule, avec des soucis et des tracas à venir. Bravo. J’ai tout réglé, le remorquage, les assurances.

Et là je viens de tout raconter à mon chum. Qui m’a fait remarquer que, oups, il a absolument besoin d’une voiture lundi et mercredi prochains. Merde. Alors je me suis occupée de réserver une voiture. Youppidou. Et je vais tenter de me remettre au boulot, ayant réchauffé ce foutu café (si si, dans le premier paragraphe, vous voyez? Un bodum tout chaud et tout plein m’attendait depuis le début de cette folle aventure!).

Je viens d’ajouter des photos. (Plus tard : regardant les photos, j’ai vu ce qui ressemblait à une tache (huile? liquide quelconque, je ne sais pas) sur la chaussée sous le pneu déchiré. Or en ce moment, là où la voiture a été traînée ce matin, sous l’endroit où se trouvait le capot, la chaussée est toute tachée. comme dirait l’autre, ça r’garde mal…)

One Response to “Et une matinée surréaliste, une!”

  1. Dr. Sharky Says:

    deux mots: DÉ-BILE. J’ai vraiment de la difficulté à comprendre comment elle à fait son compte: elle s’est visiblement arrêté après avoir complètement dépassé la voiture?? elle n’a pas eu le réflexe de ‘mettre les brakes’ quand il y a eu, disons, une légère friction sur le côté droit de son véhicule? incroyable. J’espère que vous vous en remettez!

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