bouquet varié

Je suis malade. Voilà plusieurs années que ça ne m’était pas vraiment arrivé, mais là… je dois bien l’admettre. Malade au point de rater deux soirs de suite des prestations de DJ Rikam, mon préféré entre tous. Malade pour avoir le cerveau complètement embrouillé même après deux nuits de sommeil plus longues que je n’en ai eu depuis des mois. Évidemment, ma réaction est la colère noire. Pas de pourquoi moi, juste des bordel-de-merde-je-veux-que-ça-finisse entrecoupés de gavage aux vitamines. Et difficile maintenant de prétendre que je n’ai pas besoin de repos et d’une modération de mon rythme de travail… M’enfin, ça achève (le rhume, pas le boulot!).

Je vais probablement me remettre à écrire des billets protégés, alors avis à tous qui ne sont pas inscrits (à droite), car vous ne lez verrez pas. J’en suis à certaines réflexions sur la vie privée qui font que je n’ai pas envie de parler à tous les vents de projets qui ne sont pas encore concrétisés. Mais projets il y a, comme toujours. Ce n’est pas tant ce qui explique mon silence qu’une espèce de sensation de temps qui vole et de course contre toutes les montres. Et que personne ne s’en fasse, nous traversons une période riche en rebondissements, mais heureuse et plutôt sereine (comprenez par là que ma voisine d’en haut n’a toujours pas d’eau et n’a donc pas re-rigolifié ma cuisine!).

La valse des déménagements bat son plein dans les rues tout autour. Qui sait si en juillet je pourrai dormir? Après les voisins d’à côté, nous avons aussi des idiots à l’arrière, déjà. Bon d’accord, ils sont sans doute bien gentils et sympathiques et tout, mais ils invitent beaucoup d’amis sur leur balcon et leur terrasse sur le toît, et réveillent mon Petit Coco à six heures du matin parce qu’ils boivent encore. Des idiots, donc. (Quand on s’attaque au sommeil je n’ai pas de pitié!)

Côté maisonnée féline, du progrès. Je ne peux pas affirmer que Milady est physiquement soulagée par les nouveaux médicaments que je lui donne pour l’arthrose, MAIS mentalement, côté humeur, elle est heureuse et beaucoup plus détendue qu’avant, ce qui fait que ses frères ne la dérangent plus autant (et/ou ne l’agacent plus autant, car j’ai depuis longtemps remarqué que mes chats détestent quant l’un d’eux est souffrant ou malade et qu’ils ont tendance à vouloir l’exclure ou le déranger. D’instinct, je dirais que c’est leur instinct, qui dit qu’un membre blessé ou lent ou souffrant dans leur petit groupe ne fera qu’attirer les dangers.) Entre ça et la chaleur, j’ai quatre crêpes en forme de chats, qui sont bien ronronnantes, mais pas très actives, sauf quand il s’agit d’obtenir plus de caresses. Je rigole quand je repense à Esteban chaton, car le voyant apeuré et nerveux, je m’étais donné dix ans pour en faire un chat-à-sa-maman. J’ai réussi, avec sa collaboration, en bien moins que trois ans, et mon chat nerveux est maintenant un pot de colle poilu et heureux.

Avant que j’oublie, je dois le crier sur tous les toîts : allez au Nil Bleu sur Saint-Denis! C’est bon, c’est bon, c’est bon et c’est beau! D’un autre côté, méga-déception, le Club Sandwich n’offre plus son super buffet pour le déjeuner! Entre ça et le napperon vu l’autre fois quand nous y sommes allés dîner, où figurait la petite annonce d’un thanatologue nous disant qu’il fallait laisser un bon souvenir de nous en passant le voir avant de trépasser… je ne crois pas y retourner.

Côté musique, la si intelligente, si trépidante Ville de Mourial a coupé l’électricité au gazebo du Mont-Royal (et menacé de sanctions épouvantables quiconque y apporterait une génératrice à des fins musicales). Pourquoi? (Parce que la ville n’en tire pas un sou?) Parce qu’il faut cacher cette musique électronique qui suscite tous les préjugés! Oubliez que Montréal a une réputation internationale extraordinaire pour la musique électronique, il faut la cacher, il faut surtout craindre tout ce qui peut porter de près ou de loin l’étiquette galvaudée de rave. Le conseil d’arrondissement a semble-t-il parlé de… préserver la beauté naturelle du site. Il faut s’entendre, car on parle d’une virginale plaine recouverte de… pelouse. Rien de naturel là-dedans. Et si les tam-tams ont lieu juste sous les sentiers menant à la montagne, le gazebo, lui, n’en permet pas l’accès, car il adosse son public à un gros mur de ciment. Plus encore, le gazebo accueille de la musique de son époque depuis au moins les années 1930, et ce, gratuitement. La tradition, c’est une belle chose… sauf quand les baby boomers bien en place ne comprennent pas qu’elle prenne une forme nouvelle. Manifestement, on a peur de la jeunesse et de sa droye. Permettez-moi de m’en enrager, car j’ai trente-deux ans (et que je suis fatiguée d’être appelée jeune quand ça vous chante! Je suis aussi adulte que les fichus fonctionnaires!), que je vais là avec un enfant (qui s’y amuse follement, comme bien des plus jeunes que lui), que je n’y vois que des gens sains et heureux, et que question droye, scuzez, mais vous pouvez faire mieux que d’accuser des trippeux de plein air et de musique joyeuse! C’est une histoire à suivre.

Bonne fête des pères à tous les bons papas de la Terre, mon Herb le premier en lice (un garçon, oui, mais aussi plusieurs chats dont il est le papa!).

3 Responses to “bouquet varié”

  1. Martine Says:

    J’espère que tu iras mieux bientôt. :-(

  2. bob august Says:

    Toi, tu as définitivement besoin de vacances à la campagne, loin du bruit, de la musique et des lectures. Comme dirait l’autre, “T’as besoin d’un break de people”.

  3. vieuxbandit Says:

    Comme a dit Linus: “I love mankind. It’s peaople I can’t stand.”
    Ah, ce Charles Schulz. Un poète et un sage. (C’est dit sans ironie. Je suis une fanatique depuis au moins 29 ans!)

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bouquet varié

Je suis malade. Voilà plusieurs années que ça ne m’était pas vraiment arrivé, mais là… je dois bien l’admettre. Malade au point de rater deux soirs de suite des prestations de DJ Rikam, mon préféré entre tous. Malade pour avoir le cerveau complètement embrouillé même après deux nuits de sommeil plus longues que je n’en ai eu depuis des mois. Évidemment, ma réaction est la colère noire. Pas de pourquoi moi, juste des bordel-de-merde-je-veux-que-ça-finisse entrecoupés de gavage aux vitamines. Et difficile maintenant de prétendre que je n’ai pas besoin de repos et d’une modération de mon rythme de travail… M’enfin, ça achève (le rhume, pas le boulot!).

Je vais probablement me remettre à écrire des billets protégés, alors avis à tous qui ne sont pas inscrits (à droite), car vous ne lez verrez pas. J’en suis à certaines réflexions sur la vie privée qui font que je n’ai pas envie de parler à tous les vents de projets qui ne sont pas encore concrétisés. Mais projets il y a, comme toujours. Ce n’est pas tant ce qui explique mon silence qu’une espèce de sensation de temps qui vole et de course contre toutes les montres. Et que personne ne s’en fasse, nous traversons une période riche en rebondissements, mais heureuse et plutôt sereine (comprenez par là que ma voisine d’en haut n’a toujours pas d’eau et n’a donc pas re-rigolifié ma cuisine!).

La valse des déménagements bat son plein dans les rues tout autour. Qui sait si en juillet je pourrai dormir? Après les voisins d’à côté, nous avons aussi des idiots à l’arrière, déjà. Bon d’accord, ils sont sans doute bien gentils et sympathiques et tout, mais ils invitent beaucoup d’amis sur leur balcon et leur terrasse sur le toît, et réveillent mon Petit Coco à six heures du matin parce qu’ils boivent encore. Des idiots, donc. (Quand on s’attaque au sommeil je n’ai pas de pitié!)

Côté maisonnée féline, du progrès. Je ne peux pas affirmer que Milady est physiquement soulagée par les nouveaux médicaments que je lui donne pour l’arthrose, MAIS mentalement, côté humeur, elle est heureuse et beaucoup plus détendue qu’avant, ce qui fait que ses frères ne la dérangent plus autant (et/ou ne l’agacent plus autant, car j’ai depuis longtemps remarqué que mes chats détestent quant l’un d’eux est souffrant ou malade et qu’ils ont tendance à vouloir l’exclure ou le déranger. D’instinct, je dirais que c’est leur instinct, qui dit qu’un membre blessé ou lent ou souffrant dans leur petit groupe ne fera qu’attirer les dangers.) Entre ça et la chaleur, j’ai quatre crêpes en forme de chats, qui sont bien ronronnantes, mais pas très actives, sauf quand il s’agit d’obtenir plus de caresses. Je rigole quand je repense à Esteban chaton, car le voyant apeuré et nerveux, je m’étais donné dix ans pour en faire un chat-à-sa-maman. J’ai réussi, avec sa collaboration, en bien moins que trois ans, et mon chat nerveux est maintenant un pot de colle poilu et heureux.

Avant que j’oublie, je dois le crier sur tous les toîts : allez au Nil Bleu sur Saint-Denis! C’est bon, c’est bon, c’est bon et c’est beau! D’un autre côté, méga-déception, le Club Sandwich n’offre plus son super buffet pour le déjeuner! Entre ça et le napperon vu l’autre fois quand nous y sommes allés dîner, où figurait la petite annonce d’un thanatologue nous disant qu’il fallait laisser un bon souvenir de nous en passant le voir avant de trépasser… je ne crois pas y retourner.

Côté musique, la si intelligente, si trépidante Ville de Mourial a coupé l’électricité au gazebo du Mont-Royal (et menacé de sanctions épouvantables quiconque y apporterait une génératrice à des fins musicales). Pourquoi? (Parce que la ville n’en tire pas un sou?) Parce qu’il faut cacher cette musique électronique qui suscite tous les préjugés! Oubliez que Montréal a une réputation internationale extraordinaire pour la musique électronique, il faut la cacher, il faut surtout craindre tout ce qui peut porter de près ou de loin l’étiquette galvaudée de rave. Le conseil d’arrondissement a semble-t-il parlé de… préserver la beauté naturelle du site. Il faut s’entendre, car on parle d’une virginale plaine recouverte de… pelouse. Rien de naturel là-dedans. Et si les tam-tams ont lieu juste sous les sentiers menant à la montagne, le gazebo, lui, n’en permet pas l’accès, car il adosse son public à un gros mur de ciment. Plus encore, le gazebo accueille de la musique de son époque depuis au moins les années 1930, et ce, gratuitement. La tradition, c’est une belle chose… sauf quand les baby boomers bien en place ne comprennent pas qu’elle prenne une forme nouvelle. Manifestement, on a peur de la jeunesse et de sa droye. Permettez-moi de m’en enrager, car j’ai trente-deux ans (et que je suis fatiguée d’être appelée jeune quand ça vous chante! Je suis aussi adulte que les fichus fonctionnaires!), que je vais là avec un enfant (qui s’y amuse follement, comme bien des plus jeunes que lui), que je n’y vois que des gens sains et heureux, et que question droye, scuzez, mais vous pouvez faire mieux que d’accuser des trippeux de plein air et de musique joyeuse! C’est une histoire à suivre.

Bonne fête des pères à tous les bons papas de la Terre, mon Herb le premier en lice (un garçon, oui, mais aussi plusieurs chats dont il est le papa!).

3 Responses to “bouquet varié”

  1. Martine Says:

    J’espère que tu iras mieux bientôt. :-(

  2. bob august Says:

    Toi, tu as définitivement besoin de vacances à la campagne, loin du bruit, de la musique et des lectures. Comme dirait l’autre, “T’as besoin d’un break de people”.

  3. vieuxbandit Says:

    Comme a dit Linus: “I love mankind. It’s peaople I can’t stand.”
    Ah, ce Charles Schulz. Un poète et un sage. (C’est dit sans ironie. Je suis une fanatique depuis au moins 29 ans!)

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