Du désoeuvrement
Après une journée passée chez un client au centre-ville, je suis rentrée chez moi hier soir pour travailler quelques heures avant de terminer officiellement ma journée. Mes cocos, le petit et le grand, sont dehors à déneiger la voiture. Ils en ont pour plus d’une heure. Je m’installe, j’ai tous mes documents, je passe quelques notes en revue, je commence à écrire un courriel. Tout à coup, tout s’éteint autour de moi. Tout, sauf mon écran, mon ordinateur, mon modem… Pour la première fois, je me sers de ma batterie de secours (car le parasurtenseur, je m’en suis beaucoup servi… jusqu’à ce qu’on avertisse Hydro que vraiment, notre courant n’était pas bien fiable, et que la situation soit réglée)! Ouf. J’ai au moins pu envoyer un courriel avertissant que je ne pourrais peut-être plus rien envoyer ce soir-là.
Inventaire des chandelles et des lampions. Ouch. Le stock fait pitié. Heureusement qu’on a une lampe de poche qu’on peut charger manuellement, car les autres sont curieusement légères, comme si leurs piles n’avaient pas été remplacées… Je tire un fauteuil vers l’arrière, m’installe avec un verre de vin (tant qu’à ne pas pouvoir travailler…) près de la fenêtre et je lis, remerciant l’univers du changement d’heure hâtif qui me permet de ne pas mourir d’ennui. Ça fonctionne pendant un bout de temps, mais une fois ma lumière disparue, je me morfonds. Mais que diable faisaient nos ancêtres?! Je m’emmerde! (Oui je sais, ils avaient des lampes à l’huile, et ne se seraient pas faits attrapper avec si peu de chandelles….)
Mes cocos sont toujours dehors avec leurs pelles. Je sors les avertir, puisqu’ils ne savent rien de notre carence électrique, de ne pas espérer de chocolat chaud en entrant. La décision est vite prise : plutôt que de sortir la voiture de son trou et d’ainsi risquer de ne pas trouver un autre trou, nous allons commander notre souper (ou manger du maïs en crème froid à la cuiller… ça vous tente?).
Après le souper, on remarque dans la ruelle un camion d’Hydro et deux hommes avec lampes de poche, qui escaladent les montagnes de neige qui forment la ruelle arrière (de sérieuses montagnes, car nos voisins à l’arrière ont deux véhicules, un grand espace de stationnement… et une souffleuse pour pouvoir utiliser le tout de novembre à mai). Un peu après, une fois toutes les précautions prises pour un réveil matinal sans réveille électrique, alors que Petit Coco allait au lit, l’électricité est revenue. Fin de la panne, qui m’a finalement valu une soirée de congé (pour laquelle je vais payer…) et un repos forcé qui a plongé mon corps dans l’extase à ce point qu’il m’a envoyée roupiller à 21h40. Une fois n’est pas coutume!













March 14th, 2008 at 7:50 am
Ah ! c’est incroyable de constater à quel point nous sommes à la merci de l’électricité dans notre société. Remarque, prendre une douche par jour c’est aussi quelque chose de formidable. Et trois repas par jour - bon je m’arrête ici…
Mais rien de tel que la noirceur pour se coucher tôt. Tiens, c’est une idée ça : partir un mouvement du genre : vendredi soir sans électricité à la maison ;-)
March 14th, 2008 at 7:55 am
Mais Bob! Ça empêche de lirrrrre!
March 18th, 2008 at 9:49 am
C’est vrai ! mais hier j’ai tout de même lu au salon jusqu’à 19h20, sans lumière. C’est un début ;-)