Le lait

Voulez-vous que je vous dise pourquoi des larmes ont coulé sur mes joues tout le long du témoignage d’Yves et d’André Desrosiers? J’ai grandi, moi, de moins trois (sans compter le lait maternel!) à presque sept ans très souvent et pendant quelques années encore à l’occasion (et depuis aussi souvent que possible) en buvant du VRAI lait. C’est que j’ai grandi dans un espace où le mot allergie n’existait pas, où les foins n’étaient pas un rhume, mais une période de réjouissance suivie d’une longue période de jeux dans les balles de foin de la grange. C’est que quand je suis arrivée en ville, au bord de la 15, j’avais des nausées quand (c’est à dire quotidiennement) l’école me forçait à ingérer le berlingot de 2%. Je ne pouvais pas appeler ça du lait. Aujourd’hui je me contente de Lacatancia Pur Filtre, qui m’a probablemenent épargné le pire de l’ostéoporose à venir, mais ce n’est que quand j’ai la chance d’être sur une ferme laitière que mes pupilles se dilatent quand je dis vous avez du VRAI lait? (et alors ma jouissance, quand le fermier me sourit en coin, reconnaissant une campagnarde de naissance, et la fait attendre en sachant le bonheur qu’il lui réserve…!)

Leave a Reply