Ah, bravo

Santé Canada ne veut plus d’organes donnés par des hommes homosexuels (ou hétéro, tant qu’à ça) qui ont eu une relation avec un autre homme dans les cinq dernières années. Que les bigots albertains et autres se réjouissent (ben oui, quoi, ils pourront mourir au lieu de prendre un organe gai! On connaît tous le danger des organes homosexuels, non? Non? C’était une fois un gars marié avec un coeur gai… non?)!

Ni l’article ni l’organisme gouvernemental n’expliquent exactement où est écrite sur le corps d’un patient la liste de ses conquêtes des cinq dernières années (je cherche sur mon propre corps, mais comme je ne cherche qu’un seul nom, c’est peut-être écrit petit, si petit que je ne le vois pas… Ça prend peut-être un diplôme de médecine?). Et semble-t-il que les prostituées finies de mon quartier pourront, elles, continuer à faire don de leurs organes, car elles ne représentent aucun risque pour la santé (à moins de vous approcher à moins de cent mètres*).

Personnellement, si mon enfant, ma mère ou mon conjoint agonisait faute d’un organe et que je lisais cette nouvelle… je serais déjà en route pour Ottawa, avec une grosse pelle sur le siège arrière, et j’aurais l’intention de faire comprendre la vie à un fonctionnaire ou deux. (Et si c’était moi l’agonisante, je prendrais le coeur à risque de l’homosexuel plutôt que le morceau de charbon du fonctionnaire!)

* Pas de panique. Vous seriez surpris du peu de préjugés que j’ai. C’est simplement que j’habite dans un quartier… comment dire… avec peu de classe? Tiens, disons-le ainsi. Je suis dans une phase euphémisante.

One Response to “Ah, bravo”

  1. Intellex Says:

    Tu m’apprends la nouvelle. Et quelle nouvelle ! Quelle connerie. Quelle absurde bourde. Le conservatisme âgeux… débile, dangereux.

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