Bruits urbains

Aujourd’hui, les bolides du grand Prix bourdonnent dans notre appartement, me rappelant pourquoi depuis de nombreuses années je m’assure de ne pas être en ville durant la course (au moins je n’habite plus à côté des hôtels qui rassemblent des centaines de touristes de la pire espèce! Et éviter la rue Crescent, si c’est encore là que ça se passe, je le fais… mais tous les jours!). Bzzz, bzzz, bzzz. Vroum, vroum, vroum.

Puis, par-dessus le bruit des bagnoles, une voix de petite fille, qui crie ALLO, ALLOOOO, AAAALLO LE CHAT! (En fait ça sonne plutôt comme ALLO LE SSSA!). Devant chez moi, papa et fifille profitent (!) de la chaleur, et fifille est très très enthousiaste à la vue de… mais, au fait, à quel chat parle-t-elle? Au petit noir et blanc tout mignon qui va faire des promenades avec son humaine et le chien de celle-ci, mais qui me fait paniquer à cause de son goût marqué pour traverser la rue? Que non! Fifille, voisine d’en avant et de peut-être trois printemps, parle à Esteban, MON chat d’amour qui se prélasse sur le rebord de la fenêtre! Elle a du goût, cette petite! Papa ricane, devinant sans doute que je les entends et les vois, même si eux ne peuvent me voir, mais il la laisse faire. Esteban, lui, est blasé devant ce genre d’attention sans câlin, et ne lui répond rien. Une fois fifille distraite par autre chose, tout de même un bon dix minutes plus tard, papa sort la poussette et mon admiratrice de chats s’en va rouler par là.

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