Walmart
Aviez-vous vraiment besoin que Human Rights Watch vous dise que Walmart ne respecte pas les droits de ses employés? Au-delà de ce que chacun peut penser, selon ses expériences, des syndicats, il reste que le droit des travailleurs de se regrouper ainsi s’ils le souhaitent est un droit inaliénable, qu’aucune entreprise ne devrait ni n’a le droit de bafouer. Et ça, c’est sans compter les conditions d’emploi dégradantes, le salaire plus que minimum qui garde les employés dans la pauvreté et les force à dépenser leur paie chez leur employeur, la pratique bien connue de l’entreprise de préférer garder des employés à temps partiel pour ne pas leur offrir d’avantages sociaux, celle qui discrimine systématiquement contre les femmes quand vient le temps des promotions, l’impact délétère de l’implantation d’un magasin Walmart dans les communautés, la qualité médiocre des produits et les conditions atroces imposés aux fournisseurs de l’empire.
Je boycotte Walmart depuis la fermeture du magasin de Jonquière. Je ne peux me résoudre à penser que les quelques dollars que j’y pourrais sauver valent le fardeau social que cause la compagnie. Je ne veux pas de sang commercial sur mes mains, pas quand je peux l’éviter aussi facilement et qu’il est aussi flagrant. Je tente de diffuser ce message, cette information autour de moi (je comprends que ce n’est pas tout le monde qui veut regarder des documentaires et lire des analyses!). J’en reviens alors à la Responsabilité, puisqu’il est évident pour moi que l’impact de mes achats ne s’arrête ni à la caisse ni à la porte de sortie. Les répercussions de nos dollars touchent des milliers de gens, des inconnus (et des connus!). Envers qui nous sommes responsables, collectivement et individuellement. Faire un achat chez Walmart, pour moi, ce serait donner un coup de pied à un homme couché par terre, tout en encourageant son agresseur à continuer. Et l’homme par terre? C’est votre petite ville, c’est mon voisin, votre oncle et son petit commerce, notre planête, nous! Toute est dans toute, comme disait l’autre.













May 3rd, 2007 at 8:11 am
Think about it!
depuis des années, je répète à qui veut bien m’entendre (les pauvres) que le seul choix qui peut réellement faire une différence, c’est pas de mettre un bulletin de vote dans une boîte mais plutôt de faire attention à ce qu’on achète…
Ça fait au moins 20 ans que je vois des gens rouspéter contre le capitalisme en buvant de la Molson et en fumant des players… La consommation est un domaine où nous pouvons faire un choix véritablement démocratique. Malheureusement, la plupart d’entre nous ne le réalise pas et achète n’importe quoi, n’importe où… se privant ainsi de la possibilité d’exercer un véritable impact sur notre société.
Il est temps qu’on se conscientise sur notre responsabilité en tant que consommateurs. Quand on achète une merde fabriquée par Nike, on encourage la culture corporative de cette compagnie qui a le culot de nous dire «Just do it»…
TOUS nos choix ont un impact sur notre environnement. Consommer bio c’est encourager l’environnement. Consommenr de la viande, c’est être complice de la cruauté faite aux animaux dans les abattoirs (voir le livre «Fast Food Nation»).
Tous ces choix exigent une part de responsabilisation. Mais on a le cerveau si lessivé par toutes ces conneries au sujet du bonheur qu’on croit que le bonheur c’est de ne pas avoir d’entrave… Nous sommes une civilisation de gros bébés… Incapable de se responsabiliser…
Le philosophe Alain écrivait : «Il y a beaucoup plus de volonté qu’on ne croit dans le bonheur». J’avoue que c’est moins sexy que «Just do it». Mais si on veut un environnement et une société qui soient sains pour nos enfants, va falloir qu’on cesse d’agit comme de gros bébés et qu’on se dise : «Think about it!»
May 4th, 2007 at 8:58 am
Comme je suis d’accord avec vous deux (vieux et Alain Cliche). Je n’ai jamais acheté chez walmart. Jamais. Mais j’y ai mis les pieds deux fois ; je voulais me confirmer à moi-même ce que je lisais à gauche et à droite. Résultat ; c’est pire que ce que j’imaginais. Et puis, acheter chez walmart pour sauver deux ou trois malheureux $ au détriment des travailleurs de walmart, non, je refuse. Comme je refuse d’acheter n’importe quoi et n’importe où.