Comparer la gravité perçue et les coûts réels de l’abus de substances
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En analysant des données tirées de l’Enquête sur les toxicomanies au Canada (ETC) de 2004 et du rapport Les coûts de l’abus de substances au Canada 2002, des chercheurs du CCLAT ont découvert que les coûts sociaux et économiques directs attribuables à l’alcool (7,4 milliards) étaient deux fois plus élevés que ceux associés aux drogues illicites (3,6 milliards). Toutefois, lorsqu’on a demandé aux Canadiens, dans le cadre de l’ETC, d’évaluer les problèmes à l’échelle nationale, seulement 25 % d’entre eux considéraient l’abus d’alcool comme « très grave », alors que la proportion était de 45 % pour l’abus de drogues illicites. Des données sur l’opinion publique contenues dans le rapport semblent indiquer que c’est chez les personnes les moins familiarisées avec une substance précise que le niveau de risque perçu est le plus élevé.
« La divergence existant entre la gravité perçue et les coûts réels fait ressortir la nécessité de redresser les conceptions erronées du public quant à l’ampleur de l’abus de drogues illicites au Canada, particulièrement l’utilisation de drogues injectables, et de sensibiliser les Canadiens aux risques importants et grandement méconnus de l’alcool », a déclaré Rita Notarandrea, directrice de la recherche et des politiques du CCLAT.
Le rapport Comparer la gravité perçue et les coûts réels de l’abus de substances au Canada indique que des facteurs institutionnels, sociaux et culturels (y compris les médias) contribuent à l’amplification ou à l’atténuation du niveau de risque perçu. Par exemple, l’alcool, en tant que produit légal, fait l’objet d’une grande publicité, alors que ses effets négatifs demeurent relativement méconnus. Quant aux drogues illicites, la perception de leur gravité est probablement faussée par la propension des médias à présenter des situations saisissantes, mais relativement rares d’abus de drogues. (…)
Pour lire le rapport, suivez ce lien.
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CCSA researchers analyzed data from the 2004 Canadian Addiction Survey (CAS) and The Costs of Substance Abuse in Canada(2002) and found that direct social and economic costs associated with alcohol ($7.4 billion) were more than twice the costs associated with illicit drugs ($3.6 billion). However, when Canadians were asked in the CAS to rate problems at the national level, only 25% of Canadians identified alcohol abuse as “very serious” while 45% felt that illicit drug abuse was very serious. The report points to public opinion data that suggest that the perceived level of risk associated with a particular substance is highest among those who are least personally familiar with that substance.
“The divergence between the perceived seriousness and actual costs points to the need to reset public misconceptions about the size and scope of illicit drug abuse in Canada, especially injection drug use, and to better educate Canadians about the significant and largely unrecognized risks of alcohol,” said Rita Notarandrea, CCSA’s Director of Research and Policy.
The research report, Comparing the Perceived Seriousness and Actual Costs of Substance Abuse in Canada, points out that institutional, social and cultural factors (including media) play a significant role in amplifying or downplaying perceived levels of risk. For example, as a legal commodity, alcohol is heavily promoted through advertising while its negative aspects are largely under-reported. As for illicit drugs, perceptions of their seriousness are likely skewed by the tendency of the media to report on vivid but relatively rare cases of drug abuse.
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