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Mal-à-l’aisant

Hier soir, à Tout le monde en parle, la comédienne Catherine Trudeau a dit, en parlant des situations où des gens la prennent pour une autre : « des fois, c’est mal-à-l’aisant », et personne n’a rien dit (de toute façon, seuls les linguistes auraient voulu détourner la demoiselle de son propos pour parler de son mot). Sauf moi dans mon salon, qui me suis exclamée (« Oh! »). En tant que traductrice-relectrice, ce néologisme spontané devrait me hérisser. Et pourtant, j’aime bien. C’est un mot qui sonne bien, qui semble linguistiquement naturel, qui s’intègre bien dans la langue québécoise. Pourtant, officiellement, désolée, il faudra lui préférer les mots qui existent déjà : gênant, embarrassant, délicat.

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